Benvenuti in Corsica !!

Jeudi 20 août : Navigation essentiellement au moteur (Le vent dépasse rarement 5 nds), seule la dernière heure nous permet de dérouler le génois et la GV. L’entrée du port de Taverna est assez délicate, car très peu de fond. Nous nous signalons à la VHF et rapidement un marin du port vient au devant de nous pour nous indiquer le bon chemin. Même bien guidé, il ne nous reste que 40 cm d’eau sous les quilles. Amarrage à l’intérieur du ponton visiteur avec l’aide efficace de Romain. Moment assez bizarre, puisque c’est la 1ère fois depuis 4 ans, que nous sommes accueillis en français, et que nous n’avons nul besoin de mélanger l’italien, l’anglais et autre langue pour obtenir des informations… Nous sommes bien rentrés en France!

Vendredi 21 août : Nous faisons enfin connaissance avec Pascale, la gestionnaire du port, que nous avons eu plusieurs fois au téléphone, pour gérer notre réservation. Elle complète les informations fournies par Romain hier soir. La marina est loin de tout, isolée à l’extrémité d’une très grande plage sauvage qui fera notre bonheur pendant ces quelques jours. Le mini-market n’existe plus, un boulanger vient 1 heure le matin, par contre 2 restaurants, dont un très bon glacier, assurent l’animation (y compris musicale), le soir sur les quais.

Gourmandise méritée après notre traversée Elba – Corse

Pour l’approvisionnement, il faut emprunter le sentier pédestre “La coulée verte” jusqu’à “La Roulotte Bio” (Offre très limitée en produits frais…), ou le magasin UTILE à 2,7 km. Ce dernier accepte gentiment de nous livrer nos courses au bout du ponton. C’est un certain plaisir de retrouver quelques produits français qui nous ont manqué ces derniers mois, et en privilégiant les produits locaux (Fromages, charcuteries, fruits, amandes,…).

L’impossibilité de louer une voiture, même un petit scooter, nous prive de visites de l’arrière pays. Notre rayon d’action va se limiter à nos capacités pédestres et notre résistance aux fortes chaleurs orageuses qui sévissent en ce moment. Nous exploitons la configuration de la plage, pour reprendre nos entraînements de “Longe-côte”. C’est une activité matinale qui suscite beaucoup de curiosités : un couple de vacanciers originaire de Charente-Maritime reconnait le style “Marche de l’Empereur”, deux dames “locales”, elles-mêmes pratiquantes nous interpellent et sont heureuses de nous communiquer de nombreuses informations sur la région. 

Pour visiter le village de Cervione dans les hauteurs, demander conseil sur les sentiers pédestres à Pascal, le technicien du port, peut se révéler décourageant : “C’est loin, c’est pas facile, vous allez vous perdre dans le maquis…” (avec un accent corse très prononcé, et une élocution très très lente). Faute de sentier, nous prenons la petite route qui s’avère agréable car parfois ombragée.  C’est parti pour 7,5 km de montée. Cervione est très caractéristique des petits villages corses, de hautes maisons de 4 à 5 étages, serrées autour de la cathédrale Sant’Eramu et de nombreux “Cafés” autour de la place principale. Autre attrait du village, le musée Anton Dumenicu Monti de l’ADECEC se situe près de la cathédrale. Essentiellement ethnographique, ce musée d’arts et traditions populaires décrit le mode de vie de la population dans un passé proche, les objets exposés allant du XIXe à la première moitié du XXe siècle. Les collections s’offrent au gré de 14 salles d’exposition aménagées dans l’ancien séminaire des évêques d’Aléria, bâti en 1578. 

“A Cervione, les transformateurs EDF prennent de la couleur”: la commune a demandé au peintre Philippe Nicolai, de réaliser des fresques pour camoufler ces constructions habituellement hideuses ou plus généralement taguées. Voir l’article de Corse Matin.

Poésie
Alors j’étais dans le jardin ce matin
Le dimanche n’était pas là
il était allé à l’école

Nous profitons aussi de cette pause, pour reprendre la rédaction du Blog. Entre port et plage, quel meilleur endroit pour “travailler” ?

Quelques journées de mauvais temps retardent notre départ, et notre remontée vers le cap Corse.

Mardi 2 septembre : Cap sur Macinaggio, 44 Mn au portant, 12 à 15 nds, sous GV et génois. Nous arrivons au mouillage de la baie de Macinaggio, tout près du village, ce qui nous permet, le lendemain, de profiter du très bon pain de la boulangerie réputée du village.

Jeudi 4 septembre : Le passage du Cap Corse est une des étapes “particulières” de cette saison, avec parfois des conditions de mer et de vent très difficiles. Aujourd’hui, c’est calme relativement plat, et nous pouvons apprécier la splendeur du site. “On en prend plein les yeux” et les photos ont du mal à refléter la beauté des lieux. 

Nous profitons de bonnes conditions météo et du beau temps pour descendre le long de la côte ouest, et enchaîner les mouillages : Punta Aliso, Rade de Fornali, l’île-Rousse,…

Coups de vent et orages nous bloquent une bonne semaine sur l’Ile-rousse, tout d’abord sur les corps-morts face à la plage, puis les conditions de vent et de houle empirant, au quai extérieur du port avec une situation qui reste “très agitée !!”. Cramponnés à notre corps-mort, avec des vents à plus de 25 nds, et des creux parfois de plus de 3 à 4 m, nous avons subit pendant 24 H. une mer déchaînée. Maestral a assuré le spectacle dans la baie, et le lendemain, tout le personnel du port était content et rassuré de nous voir s’amarrer au quai. Il nous faut quelques jours pour se remettre de ces très fortes émotions (Même Maryse, habituellement la plus amarinée).

Nous en profitons pour visiter Calvi par le train,  effectuer diverses réparations : Groupe d’eau, guindeau, montage d’amortisseurs sur les aussières, couture, et récupération de l’annexe qui s’était “sauvée” sur la plage durant le coup de vent (merci aux pompiers et aux vacanciers qui nous l’ont mise à l’abri, au sec, …). Pendant ces quelques jours au port, des relations très cordiales s’établissent avec le personnel de la capitainerie (Adélaïde, Sylvain et Jean-Christophe), le pilote du port Jean-Paul, et les pêcheurs locaux… On se sent très vite intégré à ce petit monde portuaire et l’ambiance y est très agréable, hormis la houle toujours présente.

Prochaine étape : traversée vers le continent, dès que les conditions météo nous paraissent favorables.

 

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4 Commentaires

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    • Mouilleron Monique sur 23 septembre 2020 à 18 h 17 min
    • Répondre

    Je prends un plaisir énorme à vous lire et à voir vos photos. Vos reportages sont toujours très vivants et j’ai l’impression d’être derrière vous et de les vivre. Bienvenue en France, mais je regrette déjà que vous rentriez !… Continuez à nous conter de belles aventures. A bientôt .
    Je vous embrasse.

    • Véronique sur 17 septembre 2020 à 15 h 06 min
    • Répondre

    La Corse … mon ile de naissance et de coeur, toujours belle et sauvage… j’attend l’été prochain pour peut être enfin y débuter ma retraite. En attendant je vous attend moi aussi à la rochelle ou la mer ces jours ci à chef de baie est aussi claire qu’en corse!

    • Véronique sur 17 septembre 2020 à 15 h 03 min
    • Répondre

    La Corse .. mon ile de naissance et de coeur, toujours belle et sauvage… j’attend l’été prochain pour peut être y débuter ma retraite. Enfin!

    • Coutant sur 14 septembre 2020 à 15 h 57 min
    • Répondre

    Bienvenue en France !! la Corse est aussi belle, vue de la mer.
    Nous attendons de vous revoir ” en vrai “!
    Ici aujourd’hui, c’est canicule avec 34° le 14 Sept !
    biz à vous deux
    Philippe et Chantal

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